BLÜ

COMME OCÉAN

UN BEAU TOUR DE L’ÎLE ET UNE PREMIÈRE BAIGNADE

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Depuis notre arrivée à Saint-Martin, notre principale occupation est de traiter BLÜ aux petits oignons. D’abord, la mise à l’eau et ensuite, les réparations. Après plus de 15 jours de travail intensif, le moment était venu de penser un peu plus à nous. Nous avons donc pris une journée pour faire le tour de l’île en auto, parcourant Grand Case, Anse Marcel et Baie Orientale, côté français de l’île.

Comme souvent dans les Caraïbes, les routes en hauteur sont étroites et en lacets. Elles offrent des paysages magnifiques. Vue d’en haut, Anse Marcel est saisissante. Cette baie est bordée de complexes hôteliers, de condos et d’une marina. Mais déjà, un arrêt au point de vue nous donnait un avant-goût de ce que nous allions découvrir. La plaque signalétique touristique était fendue et les herbes avaient envahi l’endroit devenu quasi-impénétrable. Arrivés sur les lieux, Anse Marcel était déserte. La plupart des bâtiments sont dévastés. Personne ou presque ne semble y habiter. Il y régnait un silence étrange de village fantôme. Un gardien veillait aux lieux. Vraiment, Irma a été sans pitié dans ces endroits paradisiaques.

Côté Atlantique, nous arrivons à la Baie Orientale. La mer au large est majestueuse. De nombreux bâtiments et même la végétation ont tenu le coup malgré quelques palmiers étêtés sur la plage. Cette baie comprend plusieurs complexes hôteliers, des villas et des condos. La plage est très large et le sable blanc et fin invitent à la baignade mais, le vent incite plutôt les kitesurfers à sortir. D’ailleurs, sur la plage un grand périmètre leur est exclusivement réservé. Ils sont nombreux à se mesurer aux vagues en ce dimanche après-midi. Au loin, quelques catamarans à l’ancre, protégés par une barrière de corail, se balancent nonchalamment.

Une île, deux pays et deux réalités
Comment une aussi petite île peut-elle abriter pacifiquement deux pays aux réalités différentes ? L’histoire non vérifiée raconte que Saint-Martin a été divisé en deux en 1648 à l’issu d’une course amicale à pied entre un Français, au nord de l’île et un Hollandais, au sud de l’île. Le Français, bouteille de vin à la main, marchait dans une direction alors que le Hollandais, avec son gin, marchait dans une autre. Le point de rencontre marqua la frontière. Le gin étant plus alcoolisé que le vin, le Français termina sa course en gagnant un peu plus de terrain. Aujourd’hui, on y passe d’un côté comme de l’autre sans formalité. L’histoire est certes fantaisiste, mais ne pourrions-nous pas tirer une quelconque lecture en regard de la conjoncture mondiale plus contemporaine ?

Si amicale soit la cohabitation, les réalités des deux côtés de l’île sont très différentes. Philipsburg est la capitale de Sint-Maarten. Tout y est conçu en grand et le mercantilisme s’affiche de façon assumée : hôtels, casinos, méga-yachts, magasins de luxe, centres d’achats, etc. Les gros paquebots de croisière viennent y déverser des hordes de touristes dans les magasins hors-taxes, les casinos, etc. Il semble que le night life opère 7/7. Tous les vols internationaux arrivent à Sint-Maarten, à l’aéroport Princess Juliana, financé par les deux parties de l’île. Selon plusieurs publications, au sud du lagon de Simpson Bay, on y trouve « le plus grand garage » de méga-yachts de toutes les Antilles.

Si nous revenons à Irma, elle est certes passée du côté hollandais. Toutefois, les édifices ont beaucoup moins souffert comparativement à Marigot. Les signes de son passage sont davantage visibles sur l’eau. De gros voiliers, catamarans et méga-yachts gisent tristement dans le lagon de Simpson Bay et à d’autres endroits sur le rivage. Plusieurs ont été mis à flot et gardent sur leur coque devenue gris-noir les marques de leur séjour sous l’eau. Une désolation sans nom.

Que dire de plus ?

Première baignade
Après une vingtaine de jours, nous nous permettons un autre petit congé. L’envie de tremper nos pieds dans l’eau des Caraïbes nous tenaille. En quelques minutes, nous passons sous le pont de Simpson Bay en dinghy et à droite, nous arrivons dans la baie du même nom. La plage est très belle, mais nous ne pouvons y accoster en dinghy car la vague est forte et en bordure du rivage, on est loin d’avoir pied. Nous rebroussons chemin et décidons d’explorer l’autre côté de la baie. Nous ne pouvons imaginer qu’une baignade dans cette belle eau turquoise nous passe sous le nez !

Belle surprise. Plusieurs voiliers et catamarans sont à l’ancre. Il y a une petite plage et nous apercevons des baigneurs. En prime, nous pouvons amarrer notre dinghy à un quai tout neuf et nous rendre à la plage en quelques pas. Cette première baignade n’a jamais été aussi salutaire. Nous ne voulions plus sortir de l’eau. C’est sûr, nous y retournerons.

Auteur : Marlène

Professionnelle en relations publiques et passionnée de voile.

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