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COMME OCÉAN

SAINTE-LUCIE, L’ÎLE CARTE-POSTALE

3 Commentaires

Un séjour bénéfique d’une quinzaine de jours à Anse Chaudière et dans la baie de Sainte-Anne en Martinique nous a permis de « recharger nos batteries » et d’entamer la seconde partie de notre voyage, après la saga du safran. Anse Chaudière est une petite baie tranquille dont l’eau est tellement claire qu’on peut apercevoir notre ancrage. En quelques minutes en dinghy, on accède au village de la Petite Anse d’Arlet, un brin touristique, bien pourvu en restaurants aux spécialités créoles et en petites épiceries, incluant un petit marché de poissons. 

En quittant la Martinique, nous disions donc au revoir aux îles françaises et au charme de la culture créole, avec, disons-le, un petit pincement au cœur. Mais, il y a tant d’îles différentes à découvrir et chacune possède son propre charme et sa propre culture. C’est ainsi qu’en quatre heures de navigation, nous sommes arrivés à Rodney Bay, Sainte-Lucie. Petite navigation sans histoire, marquée toutefois par la présence importante de grands bancs de sargasses, une algue brune dégageant une odeur d’œuf pourri lorsqu’elle s’échoue sur le rivage. Cette algue provient du golfe de l’Amazone, au large du Brésil. La cause de la prolifération de ces algues serait l’agriculture intensive et la déforestation, notamment par les apports en nutriments, soit le phosphate et le nitrate. Nous avons donc zigzagué entre les bancs de sargasses, dont plusieurs étaient impressionnants.

Un séjour à la belle et grande marina de Rodney Bay nous a permis de nous réapprovisionner et d’effectuer quelques achats d’accessoires nautiques, question de mieux sécuriser notre dinghy et le moteur hors-bord, en prévision de notre passage à Sainte-Lucie. La prudence est en effet de mise car certains endroits de l’île, que nous avons d’ailleurs évités, sont reconnus pour les vols. Non loin de la marina, la baie est intéressante car elle offre une très bonne protection. De plus, le mouillage situé à l’île de Pigeon, un parc national de Sainte-Lucie, est agréable et abrite le Fort Rodney. Ce fort demeure le témoin des nombreuses batailles qui ont eu lieu au 18e siècle entre les Français et les Anglais qui se sont emparés de Sainte-Lucie plus de 14 fois, chacun leur tour. C’est en 1814 que Sainte-Lucie est devenue britannique pour enfin acquérir son indépendante en 1979.

Sainte-Lucie est une île carte-postale avec ses montagnes majestueuses, en l’occurrence les Deux Pitons, classés par l’UNESCO comme patrimoine mondial de l’humanité depuis 2004. Les Pitons prédominent le paysage de l’île où que nous nous trouvions. Gros Piton culmine à 786 mètres d’altitude alors que Petit Piton atteint 739 mètres. La faune et la flore des Pitons sont très riches avec des dizaines d’espèces de poissons, des tortues à écailles, des requins baleines, ainsi que des coraux. Quant à la végétation, c’est principalement une forêt tropicale qui devient subtropicale avec notamment plusieurs dizaines d’espèces de plantes et huit espèces d’arbres rares. L’ensemble attire une faune diversifiée d’oiseaux, de rongeurs, de chauves-souris, etc. La visite du volcan la Soufrière est un must, mais cette excursion n’est que partie remise. Pour l’instant, nous nous sommes contentés de dormir une seule nuit au pied du volcan et d’admirer le paysage.

Nous avons également exploré la baie de Marigot et son lagon intérieur, que les autorités touristiques de Sainte-Lucie considèrent comme la plus belle baie des Caraïbes. Cette baie plutôt particulière surprend par son entrée très étroite et son bassin intérieur qui aboutit à une marina et au superbe complexe hôtelier Capella. La marina accueille notamment des voiliers de grande envergure et des yachts de grand luxe. D’ailleurs, alors que nous y étions, le Seven Sins (www.sevensinsyachts.com) y faisait une entrée très remarquée. Ce yacht déjà impressionnant paraissait encore plus imposant dans la baie exigüe.

La baie de Marigot est très fréquentée et comprend une petite plage de sable entourée de cocotiers et de palétuviers. Plusieurs restaurants y sont installés, dont le Dollitle’s qui tire son nom du film Dr. Doolittle, tourné dans cette crique bien avant qu’elle ne soit développée et envahie par le jet-set. La Baie de Marigot vaut la peine d’être vue au moins une fois dans sa vie… sans plus, un peu comme Las Vegas !

Notre visite à Sainte-Lucie a été brève et nous y reviendrons assurément. Des Deux Pitons, nous avons navigué pendant une dizaine d’heures (52MN/100 km) pour atteindre Port Elizabeth, à Bequia, la plus grande île des Grenadines.

Auteur : Marlène

Professionnelle en relations publiques et passionnée de voile.

3 réflexions sur “SAINTE-LUCIE, L’ÎLE CARTE-POSTALE

  1. Bonjour à vous deux.
    Sur l’île de Bequia, sur la plage à port Élizabeth, j’avis rencontré des sculpteurs sur bois qui fabriquait de magnifiques petits voiliers. $60,00 US chacun à l’époque.
    Bon vent !

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  2. I’m glad that everything goes better
    happy crossing

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